Un rayon de soleil automnal, les affaires d’été sont rangées dans les armoires, on stoke le bois pour la cheminée, on ressort les pulls. L’envie de s’installer confortablement au chaud un bon livre à la main s’insinue de jour en jour.
Parmi les habitués de l'automne et des listes des meilleures ventes, citons évidemment

Amélie Nothomb, "Tuer le pere"
Amélie Nothomb (née à Köbe au Japon, 1967) est une écrivaine belge de langue française de renommée internationale.
Elle publie chez Albin Michel un roman chaque année depuis 1992 : Hygiène de l'assassin (1992, Prix René-Fallet, Prix Alain Fournier), Le sabotage amoureux (1993, Prix de la Vocation, Prix Chardonne, Prix Atout-Lire), Les Catalinaires (1995, Prix Paris Première, Prix Franco-Européen, Prix Roland de Jouvenel, Prix du Jury Jean Giono), Stupeur et tremblements (1999, Grand Prix du roman de l'Académie française, Prix Internet du Livre), Ni d'Ève ni d'Adam (2007, Prix de Flore), Le fait du prince (2008, Grand Prix Jean Giono pour « l'ensemble de l'oeuvre d'un auteur de langue française ayant défendu la cause du roman »)...
L'oeuvre de Nothomb est traduite dans plus d'une trentaine de langues.

Eric-Emmanuel Schmitt "La femme au miroir"
Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale du début du siècle, Anny Lee à Los Angeles de nos jours. Trois destins, trois aventures singulières, trois femmes infiniment proches tant elles se ressemblent par leur sentiment de différence et leur volonté d'échapper à l'image d'elles-mêmes que leur tend le miroir de leur époque. Tout les éloigne de ce que la société, leur entourage, les hommes ont décidé à leur place. Anne la Flamande ressent des élans mystiques qui l'entraînent vers le béguinage. Hanna, une des premières patientes d'un disciple de Sigmund Freud, enfreint tous les codes familiaux et moraux de son temps. Anny, dont le talent annonce une fulgurante carrière d'actrice, pourrait se révolter contre le modèle hollywoodien. Egalement insoumises et rebelles, laquelle trouvera, et au prix de quels combats, sa vérité et sa liberté ? Or, de manière inattendue et par une suite de hasards objectifs ménagés par l'auteur avec une habileté extrême, ces femmes vont devenir, par delà le temps, les héroïnes d'un seul et même roman. Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale du début du siècle, Anny Lee à Los Angeles de nos jours. Trois destins, trois aventures singulières, trois femmes infiniment proches tant elles se ressemblent par leur sentiment de différence et leur volonté d'échapper à l'image d'elles-mêmes que leur tend le miroir de leur époque. Tout les éloigne de ce que la société, leur entourage, les hommes ont décidé à leur place. Anne la Flamande ressent des élans mystiques qui l'entraînent vers le béguinage. Hanna, une des premières patientes d'un disciple de Sigmund Freud, enfreint tous les codes familiaux et moraux de son temps. Anny, dont le talent annonce une fulgurante carrière d'actrice, pourrait se révolter contre le modèle hollywoodien. Également insoumises et rebelles, laquelle trouvera, et au prix de quels combats, sa vérité et sa liberté ? Or, de manière inattendue et par une suite de hasards objectifs ménagés par l'auteur avec une habileté extrême, ces femmes vont devenir, par delà le temps, les héroïnes d'un seul et même roman.

Jonathan Franzen débarque en force avec "Freedom", fresque conjugale qui retrace l'histoire américaine des trente dernières années.
Ecrivain américain, né à Western Springs, IIlinois en 1959
Après avoir passé son enfance à Saint Louis puis étudié au Swarthmore College de Pennsylvanie et à la Freie Universität de Berlin, Jonathan Franzen travaille quelques années à l'université d'Harvard en tant qu'assistant chercheur en géologie. Renonçant à sa carrière scientifique pour la littérature, il écrit pour le New York Times, puis publie les romans 'La 27e Ville' en 1988 et 'Strong Motion' quatre ans plus tard. S'il se risque à l'essai via 'Perchance to Dream. In the Age of Images, a Reason to Write Novels' en 1996, puis reçoit en 1998 et 2000 le Whiting Writer's Award et l'American Academy's Berlin Prize, c'est en 2001 qu'il se voit propulsé au tout premier rang de la littérature américaine avec 'Les Corrections'. Grâce à cette oeuvre située à mi-chemin entre la grande fresque familiale et la réflexion sociale, il est aussitôt remarqué par le magazine Granta, vu comme l'un des 'vingt écrivains pour le XXIe siècle' par The New Yorker et récompensé d'un National Book Award, prix américain équivalant au prix Goncourt. Après avoir publié un recueil d'essais intitulé 'Pourquoi s'en faire ?' en 2002, il revient en France en 2007 pour présenter ses mémoires à travers 'La Zone d'inconfort'. Sa sixième oeuvre, 'Freedom' se vend à plus d'un million d'exemplaires aux États-Unis à sa sortie en 2010. Franzen fait la couverture de Time magazine, ce qui ne s'était pas fait pour un écrivain vivant, depuis une dizaine d'année. 'Freedom' sort en France en Août 2011, publié aux éditions de l'Olivier.

Haruki Murakami "1Q84"
Né en 1949 à Kyoto et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié le théâtre et le cinéma à l’université Waseda avant d’ouvrir un club de jazz à Tokyo en 1974. Plusieurs fois favori pour le Nobel de littérature, il a reçu le prestigieux Yomiuri Literary Prize, le prix Kafka 2006 et le prix de Jérusalem 2009.
Odyssée initiatique entre deux mondes parallèles et imbriqués, réalisant une fusion particulièrement habile entre thriller, récit fantastique et roman d’amour, 1Q84 explore les thèmes de la religion, des liens familiaux, de la violence, du meurtre, du sexe, de l’Histoire et de l’écriture en suivant en alternance l’histoire de deux personnages, Aomamé et Tengo, tous deux âgés de vingt-neuf ans. La première est une tueuse à gages qui trucide sans état d’âme les responsables de violences conjugales. Professeur de mathématiques, le second est un apprenti romancier appelé à réécrire un récit imparfait. Référence au 1984 de George Orwell – le chiffre 9, au Japon, se prononce comme la lettre Q –, 1Q84, aux dires de Murakami, emprunte sa structure – et par-là même son aspect didactique – au Clavecin bien tempéré de Johann Sebastian Bach : s’il n’y a pas de lien continu entre les différentes pièces successives, celles-ci baignent dans une atmosphère identique qui donne à l’œuvre toute son homogénéité. 1Q84 est un roman sans précédent : non seulement parce qu’il sonde les méandres de la société japonaise, mais également parce qu’il dénonce notre souci de raison et la prétention des récits traditionnels à imposer un ordre logique au réel. Chez Murakami, le style n’habille pas la pensée : il naît avec elle. Véritable best-seller, la trilogie 1Q84 est un phénomène de société sans précédent au Japon et, sans nul doute, l’œuvre la plus ambitieuse à ce jour de son auteur. Sortie du dernier opus annoncée pour 2012 !

David Vann "Desolations"
DAVID VANN est né sur l'île Adak, en Alaska. Après avoir parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il travaille actuellement à la construction d’un catamaran avec lequel il s'apprête a` effectuer un tour du monde à la voile en solitaire. Auteur de plusieurs livres, il vit en Californie où il enseigne également à l'Université de San Francisco.
Sur les rives d'un lac glaciaire au cœur de la péninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd' hui adultes. Mais après trente années d'une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l'accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l'assaillent et ne lui laissent aucun répit. Entraînée malgré elle dans l'obsession de son mari, elle le voit peu à peu s'enliser dans ce projet démesuré. Leur fille Rhoda, tout à ses propres rêves de vie de famille, devient le témoin du face-à-face de ses parents, tandis que s'annonce un hiver précoce et violent qui rendra l'îlot encore plus inaccessible.
Après Sukkwan Island, couronné par le Prix Médicis 2010, le second roman de David Vann est une œuvre magistrale sur l'amour et la solitude. Désolations confirme le talent infini de son auteur à explorer les faiblesses et les vérités de l'âme humaine.
Arto Paasilinna "Le potager des malfaiteurs ayant echappe a la pendaison"
Arto Paasilinna est né en 1942 dans un camion, en plein exode ; sa famille, fuyant la guerre, est chassée vers la Norvège, puis la Suède et la Laponie finlandaise. Paasilinna - qui signifie en finnois "forteresse de pierre" est un nom inventé par son père, né Gullstén, pour "finniser", comme beaucoup de Finlandais, un patronyme à consonance suédoise (à l'instar des personnes inspirée par le mouvement fennomane). Les circonstances de sa naissance et les premières années de sa vie ont fait dire à Paasilinna : "J’ai connu quatre états différents dans ma prime jeunesse. La fuite est devenue une constante dans mes récits, mais il y a quelque chose de positif dans la fuite, si avant il y a eu combat".
Dès l'âge de treize ans, il exerce divers métiers, dont ceux de bûcheron et d'ouvrier agricole. A vingt ans, il décide de reprendre ses études afin de devenir journaliste et va à l’école Supérieure d’éducation populaire de Laponie (1962-1963). Il entre ensuite, comme journaliste-stagiaire, au quotidien régional Lapin Kansa (Le peuple lapon). Parlant de cette époque de sa vie, Paasilinna a indiqué : "J’étais un garçon des forêts, travaillant la terre, le bois, la pêche, la chasse, toute cette culture que l’on retrouve dans mes livres. J’ai été flotteur de bois sur les rivières du nord, une sorte d’aristocratie de ces sans-domicile fixe, je suis passé d’un travail physique à journaliste, je suis allé de la forêt à la ville. Journaliste, j’ai écrit des milliers d’articles sérieux, c’est un bon entraînement pour écrire des choses plus intéressantes".
Il collabore de 1963 à 1988 à divers journaux et revues littéraires. Il est marié à Terttu Annikki Paasilinna, née Kasper. Il a deux fils : Jyrki Petteri (1964) et Janne (1967). Paasilinna habite à Espoo près d'Helsinki.
L'inspecteur principal Jalmari Jyllänketo, la quarantaine sportive, est envoyé par la Sécurité nationale finlandaise dans l'ouest de la Laponie pour y enquêter sur un ancien kolkhoze reconverti en une florissante exploitation agricole spécialisée dans la culture biologique d'herbes aromatiques, de sapins de Noël et de champignons, et objet des plus folles rumeurs.
L'inspecteur, promu contrôleur du ministère de l'Agriculture pour l'occasion, découvre peu à peu que les immenses champignonnières installées au fond d'une ancienne mine de fer sont en réalité un camp de travail forcé où la patronne de l'exploitation, une veuve au caractère bien trempé, séquestre de petits et gros malfrats ayant échappé aux griffes de la justice.
Séduit par la philosophie de l'entreprise – et par la fille de la patronne, Sanna –, l'enquêteur s'embarque corps et âme dans cet étrange projet.
Un roman drôle et haletant en forme de réflexion sur l'équité et sur les débordements de la volonté de justice.