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Plan d’eau du Govéro
Yannick CAOUDAL « 1er adjoint au maire »
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LE PLAN D’EAU fortement souhaité et tant attendu par de nombreux Monterblancais.
L’objectif de cette opération « plan d’eau» était d’inclure la zone naturelle du vallon du Faouëdic dans le tissu communal.
Les travaux ont démarré début octobre 2007, la surface totale des 2 plans d’eau est de 9.900m2.
Certes, la réalisation de nos projets et notamment le plan d’eau, n’arrive pas toujours aussi vite qu'on le voudrait.
C’est qu’il nous faut souvent, sinon toujours, affronter les méandres des procédures et des tracasseries administratives.
Mais à force de volontarisme, nous parvenons, je pense, à surmonter ces difficultés.
Bref, le dossier plan d’eau soumis à « demande d’autorisation » a été longuement réfléchi.
Nous avons d’ailleurs concerté les services de l’Etat, le Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Golf du Morbihan (SIAGM) et le Syndicat du Grand Bassin de l’Oust (GBO).
J’ai suivi personnellement les travaux avec « une attention toute particulière ».
Notamment, d’un point vue Ecologique,
En effet, le fait d’avoir préservé la zone humide cela nous permet de sensibiliser la jeunesse et le public en terme de biodiversité.
C’est pourquoi, il était important de protéger le Patrimoine Environnemental, de ce secteur laissé à l’abandon, de façon à créer un cadre de vie agréable à proximité du centre bourg.
En terme d’usage, le plan d’eau à exclusivement une vocation de loisirs mais il n’en demeure pas moins, que le site conserve ses espaces naturels afin de sauvegarder et protéger la faune et la flore.
Raison pour laquelle, nous avons réalisé un plan de gestion différencié du plan d’eau.
Depuis trois ans, les employés du Service Technique Municipal n’utilisent plus de produits phytosanitaires.
La règlementation en vigueur interdit strictement l’usage de ces produits sur des surfaces à forte inclinaison, à moins de 150 mètres d’une grille pluviale, d’un avaloir ou d’un fossé, et d’autre part, à proximité immédiate du milieu récepteur.
Ainsi, la Collectivité a opté pour la technique du désherbage thermique et manuel.
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De plus, des actions alternatives au désherbage chimique ont été mises en œuvre :
- paillage des massifs,
- pose de bâche,
- désherbage manuel,
- choix des plantes et arbustes adaptés au site,
- fleurissement en utilisant des tapis fleuris,
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Le plan de gestion différencié consiste à une « gestion raisonnée durable » ou « gestion évolutive durable », c’est une façon de gérer les espaces verts de façon à ne pas appliquer à tous les espaces la même intensité, ni la même nature des traitements.
Le site du plan d’eau, plus fragiles, doit conserver des refuges pour la biodiversité et une plusgrande diversité de paysages, alors que d’autres sites sont tondus intensivement en raison de leur fonction. Cette logiques s’accompagne d’une augmentation de surfaces végétalisées et d’une suppression de l’usage des désherbants chimiques.
Notre objectif n’est pas de moins entretenir le site du plan d’eau, mais d’améliorer le paysage et de créer de la biodiversité.
Nous souhaitons nous inscrire dans une démarche respectueuse de l’environnement.
Parfois, le public assimile le non fauchage à un manque d’entretien. Le fait est que nous laissons pousser l’herbe afin d’éviter d’utiliser des désherbants chimiques.
La variété des types d’espaces et de leurs affectations permet de répondre au mieux aux multiples utilisations qui en seront faites en termes de loisirs familiaux, pratiques sportives, éducation à l’environnement, recherche de calme et de tranquillité.
Notre société change sur un faux rythme, les discours sont plus rapides que les actes et le passage à l’action s’accompagne souvent de résistance au changement.
Le paysage n’échappe pas à la règle.
D’autre part, je tiens à souligner que la notion de déplacements doux et l’accessibilité à l’handicap a été prise en compte, notamment avec les différents cheminements, le parking d’accès au plan d’eau et le parcours sur pilotis.
Avec la réalisation d’un jeu de boules, la création d’un théâtre de verdure, l’aménagement de jeux pour enfants et la mise en place de bancs et tables de pique-nique, le plan d’eau, est désormais un lieu ludique et culturel, un lieu de promenade, de détente, de convivialité et d’accueil touristique.
Aussi, je compte sur la compréhension et le civisme des Monterblancais afin de respecter ce site. Par ailleurs, j’informe la population qu’un arrêté municipal en date du 4 mai 2010, relatif au plan d’eau précise en autre que la baignade est strictement interdite
Les travaux d’aménagement des abords du plan d’eau ont été réalisés par l’entreprise paysagère « Le PENDU » de Belz, pour un montant de 263.000€ H.T.
Auparavant, l’entreprise « E.G.T.P. », avait réalisé les travaux de défrichement, terrassement ainsi que la conception des digues et la mise en place des ouvrages de vidange, pour un montant de 277.430 euros H.T. (Soit un investissement de 540.430€ HT sur 5 ans)
La Direction Départementale du Territoire et de la Mer a assuré la maîtrise d’œuvre de cette opération.
1720 arbustes, 110 arbres tiges, 200 baliveaux,
340 mètres de ponton bois (parcours sur pilotis), 320m2 de parking, 3000 m2 d’allées sablées
Depuis 2007, début des travaux : 80 réunions (soit environ 300 heures) |
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Pourquoi protéger les zones humides ?
D’espaces dénigrés, peu valorisés, qu’on cherchait la plupart du temps à transformer, les zones humides ont progressivement été reconnues comme milieux à protéger car riches sur le plan écologique.
Elles ont longtemps été asséchées pour lutter contre leur insalubrité.
L’assèchement était aussi un moyen de récupérer des terres afin de les mettre en culture.
Ces espaces sont, de plus, de véritables régulateurs de la ressource en eau, tantôt en absorbant le surplus (dans les milieux d’expansion de crues), tantôt en restituant de l’eau.
Diverses autres fonctions, moins caractéristiques mais tout aussi importantes d’un point de vue écologique, peuvent être associées aux zones humides.
Toutes ses fonctions doivent être conservées, et c’est pourquoi ces zones font désormais l’objet de mesures de sauvegarde.
L’intérêt de les conserver en leur état naturel a été en effet reconnu et défini juridiquement sur la scène internationale, ainsi qu’en droit européen et en droit interne avec la loi sur l’eau du 3 janvier 1992.
« Les dispositions de la présente loi ont pour objet une gestion équilibrée de la ressource en eau. Cette gestion équilibrée vise à assurer :
— la préservation des écosystèmes aquatiques, des sites et des zones humides ;
— la protection contre toute pollution et la restauration de la qualité des eaux superficielles et souterraines et des eaux de la mer dans la limite des eaux territoriales ».
Une zone humide se définit comme étant un territoire où l’eau est le principal facteur qui contrôle le fonctionnement du milieu naturel, la vie animale et végétale associée.
Derrière ces appellations diverses, toutes ces zones représentent des écosystèmes fragiles et riches.
Les zones humides ont intérêt plus que jamais a être protégées.
En effet, elles regroupent de nombreuses fonctions.
Ce sont d’abord des zones à grande variété écologique, que ce soit botanique, faunistique ou hydrique.
Les zones humides c’est :
Un patrimoine naturel incomparable
Les zones humides sont des milieux de vie remarquables pour leur biodiversité.
De nombreuses espèces végétales et animales y sont inféodées.
En France métropolitaine, bien qu'elles ne couvrent que 3% du territoire, elles hébergent un tiers des espèces végétales remarquables ou menacées, la moitié des espèces d'oiseaux et la totalité des espèces d'amphibiens et de poissons.
Ce sont des lieux d'abri, de nourrissage et de reproduction pour de nombreuses espèces, indispensables à la reproduction des batraciens.
Elles constituent des étapes migratoires, des lieux de reproduction ou d'hivernage pour de nombreuses espèces d'oiseaux aquatiques et de poissons.
Les zones humides sont des écotones, espaces de transition entre la terre et l'eau, qui remplissent diverses fonctions leur conférant des valeurs biologiques, hydrologiques, économiques et sociologiques remarquables.
De plus, elles remplissent une fonction de création de paysage, et de stabilisation de microclimats.
Dans une moindre mesure, ces espaces prennent part au processus de stockage des métaux lourds et des produits phytosanitaires.
Aussi, la rétention et l’épuration de l’azote et du phosphore font partie de leurs fonctions.
Ce sont en quelques sortes des zones d’interface entre l’eau et la terre, que l’on peut qualifier de zones tampons.
Concernant les fonctions hydrologiques :
Les zones humides participent à la régulation du débit des cours d'eau (atténuation des crues, prévention des inondations et soutien d’étiage). Leur capacité de stocker et de restituer progressivement de grandes quantités d'eau, permet l'alimentation des nappes d'eau souterraines et superficielles.
En favorisant l'épuration, elles participent à la préservation de la qualité de l’eau.
À côté de ces fonctions liées à la régulation des systèmes hydriques, les zones humides participent à la stabilisation et à la protection des sols. Grâce aux végétaux qui fixent les sols, retiennent la matière et la font sédimenter
- D’un point de vue activité économique, les zones humides et particulièrement côtières jouent un rôle important, notamment sur les élevages de crustacés, de mollusques ou de poissons, la pêche ou la production d'osier, de sel ou de tourbe.
- Enfin, les zones humides ont des fonctions sociales et culturelles :
De par leur grande qualité paysagère, elles sont des lieux de détente, de découverte et de loisirs, propices à de nombreuses activités récréatives, telles la navigation, la chasse ou la pêche.
Le développement durable est défini comme étant :
« Le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »
Raison pour laquelle, nous avons intégré au niveau local comme le prévoit la loi, l’inventaire des zones humides et des cours d’eau dans notre PLU (inventaire réalisé par l’association du Grand Bassin de l’Oust).
Petit rappel :
Les sols des zones humides se caractérisent par un fort degré d’engorgement se traduisant en une hydromorphie due à la présence temporaire ou permanente d’eau.
L’hydromorphie est un ensemble de caractères morphologiques qui sont révélateurs de cet engorgement du sol par l’eau.
Parmi ceux-ci on relève souvent des tâches d’oxydoréduction de couleur rouille.
Une coupe de sol par sondage peut donc être utile pour caractériser un sol.
Les zones humides se distinguent également par la présence des plantes adaptées à un engorgement plus ou moins fréquent du sol.
On parle de plantes hydrophiles.
Cette végétation dominante peut être un indicateur visuel intéressant pour la détection des zones humides.
Les prescriptions minimales afin de préserver ces milieux seront d’interdire le remblai ou l’affouillement de ces zones et de ne pas en modifier les conditions hydrauliques.
D’autre part, suivant
L’arrêté de la Préfecture du Morbihan correspondant au troisième programme d'action à mettre en œuvre en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d'origine agricole.
L’article 4.8.1 prévoit, les prescriptions relatives aux zones humides et aux bordures de cours d’eau, à savoir
• Le remblaiement et le drainage des zones humides (bas fonds et bords de cours d’eau, etc.), y compris par fossé drainant, sont interdits.
• Le retournement des prairies permanentes en zones inondables est interdit.
• L’enherbement existant des berges de cours d’eau, permanents ou intermittents figurant en points, traits continus ou discontinus sur la carte IGN 1/25 000, doit être maintenu et entretenu sur une bande de 10mètres de large (réensemencement possible dans le cadre de cet entretien), sauf à trouver un emplacement plus pertinent d’un point de vue environnemental, justifié suite à une analyse de parcelles à risque.
Yannick CAOUDAL
1er adjoint au maire |
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Le plan d'eau
L’entreprise EGTP, a achevé les travaux de terrassement du plan d’eau fin juin 2008.
Le coût de l’opération est de 277.430€ HT.
La mise en eau des 2 bassins, alimentés uniquement que par des sources a eu lieu courant juillet 2008.
La durée de remplissage des ouvrages est d’environ 7 mois à 8 mois.
La 2e phase de travaux est consacrée à l’aménagement des abords.
Un groupe de travail a été constitué (élus et représentants d’associations) et a soumis et retenu un certain nombrede propositions
• La création d’un parcours pédagogique relatif à la faune et à la flore.
• Plantation de végétaux avec plaquette d’identification.
• Un accès au plan d’eau à partir de l’ancienne station d’épuration
• La création d’un théâtre de verdure
• Un espace piquenique
• Un espace de verdure
• Un parking à l’entrée du plan d’eau avec aire de camping cars
• Une aire de jeux pour les enfants.

La Direction Départementale de l’Equipement maitre d’oeuvre de cette opération devra préparer un appel d’offres afin que cet aménagement soit réalisé pour fin juin 2009.
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Inventaire des zones humides et des cours d'eau
L’inventaire des zones humides et des cours d’eau vient d’être réalisé par l’association du Grand Bassin de l’Oust.
Le savoir local a été particulièrement utile à l’élaboration de cet inventaire avec la participation d’élus, de randonneurs, pêcheurs, chasseurs et agriculteurs.
A cet effet une réunion publique c’est déroulée le 29 juillet 2008.
Cet inventaire rentre dans le cadre du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Vilaine (le SAGE).
Il a permis de recenser 9,400Km de cours d’eau en plus des 32,25Km figurant sur les cartes de l’IGN. 3,540Km ont été supprimé de l’IGN. En tout, la commune compte donc 38,110Km de cours d’eau.
Les zones humides inventoriées sur la commune couvrent une surface de 99,87ha, soit 3,9% du territoire (2550ha). Ces espaces sont, de plus, de véritables régulateurs de la ressource en eau, tantôt en absorbant le surplus (dans les milieux d’expansion de crues), tantôt en restituant de l’eau.
Le développement durable est défini comme étant :
«Le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs». Raison pour laquelle, l’inventaire des zones humides et des cours d’eau sera intégré dans le PLU lors de sa révision
Les prescriptions minimales afin de préserver ces milieux seront d’interdire le remblai ou l’affouillement de ces zones et de ne pas en modifier les conditions hydrauliques. L’inventaire des zones humides et des cours d’eau est consultable en Mairie.
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